LIVE

Intégration des sciences sociales dans les interventions en santé: le Wellcome Trust et l’OMS sollicitent la contribution d’Afrique One-ASPIRE

19 juin 2017

Depuis la première épidémie de maladie à virus Ebola en Afrique de l’Ouest qui a causé plus de 11 000 décès, l’appel à l’intégration des connaissances des sciences sociales dans les interventions en santé a atteint un nouveau sommet. Les États occidentaux et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en particulier ont été critiqués pour leur réponse tardive et souvent inappropriée du fait qu’ils ignorent certaines pratiques culturelles locales comme par exemple, les rites funéraires et les formes de communication.

C’est dans ce contexte, que le Wellcome Trust et l’OMS ont organisé conjointement un atelier de consultation à Londres, le 8 juin 2017 sur le thème : «Intégrer les interventions en sciences sociales dans les épidémies et les pandémies : preuves et stratégies».

Selon le Dr Gaya Gamhewage, Conseiller au Département de la gestion des risques infectieux de l’OMS, il existe une véritable intention politique parmi les parties prenantes d’intégrer systématiquement les interventions en sciences sociales dans la communication des risques et dans les opérations de terrain de manière plus générale. Au cours de la réunion, les spécialistes des sciences sociales, des praticiens et des représentants de la communauté des donateurs ont identifié des lacunes et des stratégies de recherche pour répondre à la nécessité d’une meilleure connaissance des sciences sociales.

S’appuyant sur une décennie de recherche inter et interdisciplinaire, un représentant du consortium Afrique One a été invité à partager son expérience. Dans le cadre du nouveau programme Afrique One-ASPIRE, plusieurs douzaines de boursiers étudient plusieurs sujets de sciences sociales tant au niveau de la communauté qu’au niveau de l’intervention. Pour n’en nommer que quelques uns:

  • Connaissances et perceptions locales des maladies zoonotiques
  • Pratiques de recherche de traitement
  • Facteurs socio-culturels limitant l’utilisation des services de santé
  • Les interactions entre les humains et les bétail dans la vie des communautés
  • Consommation de nourriture animale
  • Implication des communautés dans le reporting des maladies 
  • Communication entre les services médicaux, vétérinaires et fauniques
  • Identification des interventions rentables

En outre, dans le cadre d’Afrique One, le Dr Kathrin Heitz-Tokpa, Coordinatrice du programme Afrique One-ASPIRE et anthropologue social de formation, a montré comment la préparation aux maladies zoonotiques peut être améliorée avec l’approche One Health.

Le Wellcome Trust, principal bailleurs d’Afrique One-ASPIRE, s’est engagé à soutenir davantage les initiatives de sciences sociales dans le cadre des travaux de recherche sur la préparation aux épidémies. L’une des recommandations faites à la fin de la réunion était d’inclure systématiquement une ligne budgétaire pour les sciences sociales dans chaque budget tant pour la recherche en intervention que pour les opérations sur le terrain. Avec leur longue expérience, les membres du consortium Afrique One-ASPIRE sont bien équipés pour jouer un rôle de premier plan dans le renforcement de l’intégration des sciences sociales dans les interventions sanitaires.

Share on:

Follow us on: